Hier à l’UFR-SLHS Mégevand, une projection publique du film « Z » était organisée. Réalisée en 1969 par Costa-Gravas, l’œuvre restitue l’assassinat du député Grigóris Lambrákis le 22 mai 1963 à Thessalonique. Un attentat exécuté par des miliciens d’extrême-droite, sous l’égide des autorités locales et nationales. Lesquelles précipiteront ensuite un coup d’état, instaurant la « dictature des colonels ». La soirée a été précédée d’une introduction et suivie d’un débat avec une ressortissante grecque, devant une trentaine de spectateurs/spectatrices. L’occasion d’analyser la situation hellénique, mais aussi de dresser des parallèles avec les réalités françaises contemporaines.
L’évènement se voulait une réponse à l’attaque du 16 février dernier à Paris, perpétrée par une vingtaine de militants néonazis armés et cagoulés. Une énième incursion brune, visant à la fois une organisation de gauche, un foyer d’immigré·e·s et un rassemblement antifasciste. D’ailleurs, ces dernières années, Besançon fut, aussi, le théâtre d’offensives analogues, presque systématiquement impunies. Naturellement donc, l’idée s’est imposée : « Si les fachos pensaient réduire au silence nos luttes et résistances par leurs descentes, au contraire nos mobilisations n’en seront que plus nombreuses et fortes. Notre meilleure arme, c’est la solidarité » exposait un participant.
Illustration d’en-tête : Extrait du film « Z », capture d’écran.