Triptyque, avec en page de gauche une personne vue en contre plongée, visage arborant un keffieh couvrant. Titre : cinéma de Palestine Image en haut à droite : 4ème de couverture de l'ouvrage "cinéma de Palestine" Image en bas à droite : extrait du livre ouvert

Basée dans la ville de Besançon, l’association « Club Lumière » s’est spécialisée dans l’analyse, la critique et la transmission de tout ce qui touche au septième art. Créée en septembre 2020 autour de quelques passionné·e·s, elle compte aujourd’hui une quarantaine d’adhérent·e·s partout en France et en Belgique. Ses rédacteurs/rédactrices publient régulièrement des travaux à destination d’un public plutôt cinéphile, sur des thématiques larges ou plus spécifiques. Ielles viennent ainsi de sortir l’ouvrage « cinéma de Palestine » il y a quelques jours, 106 pages mêlant textes et photogrammes, entièrement consacrées au grand écran de Gaza et de Cisjordanie. « Dans ce numéro spécial, la rédaction vous propose un corpus qui navigue entre les formes et les époques du cinéma palestinien. Loin de viser l’exhaustivité, nous cherchons à retranscrire la richesse inépuisable d’un cinéma particulier » explique notamment le collectif.

Particulièrement sensibles aux questions de classe, de colonialisme ou de discriminations, ses membres assument leurs engagements : « La Palestine est en proie à l’horreur génocidaire depuis maintenant dix-huit mois, mais c’est depuis 1947 que sa population et sa culture subissent l’oppression. Cette édition a donc pour objectif de retracer et d’exposer la mémoire d’un peuple, mais aussi de porter un regard sur des moments de joie, d’espoir, de beauté, de détermination, de courage ». Ainsi que l’expose une note de transparence, la structure reversera aussi l’intégralité des bénéfices à l’ONG « Secours Islamique France ». Une volonté de consacrer le volet financier à l’humanitaire, sans se départir de ses bases philosophiques : « Pour autant, d’autres terrains, plus politiques, doivent être investis, y compris en France, et nous invitons par exemple nos lecteurs à se mobiliser pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah » est-il par exemple ajouté.

Sur le contenu, averti·e·s et néophytes devraient trouver leur compte via les principales rubriques : la première dédiée à quatre films d’Elia Suleiman, « Chronique d’une disparition » et « Cyber Palestine » (la Palestine à l’aube du XXIe siècle) ainsi que « Intervention divine » et « It Must Be Heaven » (la Palestine est un monde) ; la seconde quant aux parcours de Mustapha Abu Ali (le cinéma comme arme populaire), Heiny Srour (recomposer), Ismail Shammout (un peintre-cinéaste) et Hany Abu-Assad (la violence d’un corps pour exister) ; la troisième intitulée « la Palestine aujourd’hui, cinéma mutilé », abordant « Vers un pays inconnu » de Mahdi Fleifel et reprenant des entretiens d’Elettra Bisogno et d’Hazem Alqaddi ; la dernière, « regards sur la Palestine », développant « Ici ou ailleurs ? Des luttes cinématographiques occidentales contre l’impérialisme et leurs distances », « l’archive contre l’effacement » et « la résistance par et pour les femmes ».

« Cinéma de Palestine », association Club Lumière, 3 mars 2025, 106 pages, 9.99€. Disponible par commande en ligne, via « Amazon », « Fnac », « Cultura », etc (liens).



Illustration d’en-tête : Différentes facettes de « Cinéma de Palestine », par le Club Lumière.

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